L’AP-HP doit avancer dans sa démarche de restructuration, estime Claude Evin
Publié le 09. fév, 2010 dans Vu, lu et entendu
PARIS, 8 février 2010 (APM) – L’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) doit continuer à avancer dans sa réflexion sur ses restructurations, a estimé Claude Evin, directeur général préfigurateur de l’Agence régionale de santé (ARS) d’Ile-de-France, lors d’un entretien à l’APM vendredi.
Interrogé sur la préparation du plan stratégique 2010-14 de l’AP-HP et les polémiques soulevées par certaines orientations, notamment concernant l’Hôtel-Dieu et l’hôpital Armand Trousseau, Claude Evin remarque que « cela fait un an et demi que des groupes de travail fonctionnent pour élaborer [le plan]« .
Par exemple, « cela fait un an et demi que la question du maintien de trois sites de pédiatrie spécialisée dans Paris est posée sur la table », illustre-t-il en faisant référence à l’orientation arrêtée par le conseil exécutif de l’AP-HP visant à transférer à moyen terme les activités de pédiatrie spécialisée de l’hôpital Armand Trousseau (Paris XIIème) vers les hôpitaux Robert Debré (XIXème) et Necker-Enfants malades (XVème). « Ce sujet n’est pas sorti du chapeau par surprise », souligne-t-il.
Pour Claude Evin, la réflexion étant engagée depuis un certain temps, il était « nécessaire que le conseil exécutif de l’AP-HP arrête des orientations », des concertations devant maintenant être ouvertes pour définir leurs « modalités de mise en oeuvre ».
Tout en qualifiant de « normales » les réactions suscitées par certaines de ces orientations, Claude Evin estime que la démarche entamée par l’AP-HP montre qu’elle a une « vraie volonté de participer à la restructuration de l’offre de soins de Paris et de l’Ile-de-France ».
Cette démarche est « intéressante » et doit se poursuivre, affirme-t-il tout en indiquant qu’il veillera à ce que les projets de l’AP-HP s’intègrent dans l’ensemble des autres projets de la région.
L’AP-HP doit poursuivre sa « double mission », en tant que pôle d’excellence en matière de recherche et d’enseignement universitaire et en tant qu’acteur important pour les soins de proximité. Mais elle doit avancer dans les coopérations avec les établissements n’appartenant pas à l’AP-HP, estime à cet égard le directeur préfigurateur de l’ARS.
BERTRAND DELANOE VEUT UN DEBAT DEMOCRATIQUE
De son côté, dans un communiqué diffusé vendredi, le maire de Paris, Bertrand Delanoë, a fait part de sa « volonté de s’opposer au démantèlement organisé du service public de santé » tel qu’il est préfiguré par l’annonce d’une « suppression programmée de 3.000 à 4.000 postes d’ici à 2012″.
Dénonçant la « méthode autoritaire du gouvernement, inspirée par [cette vision] comptable », le maire de Paris a également considéré que le « cri d’alerte » lancé par 900 médecins de l’AP-HP devait être « entendu ».
Bertrand Delanoë a annoncé qu’il proposerait en mai au conseil de Paris la tenue d’un « débat démocratique » sur le plan stratégique 2010-14 de l’AP-HP.
Il a précisé que pour préparer ce débat, il comptait mettre en place « dans les prochains jours, un groupe de travail rassemblant les élus du conseil de Paris de toute tendance politique qui auditionnera[it] les organisations syndicales, la communauté médicale et la direction générale de l’AP-HP ».
